19440922 Divonne, Pont Carnot, Asserans

p0Cc1 TRI999 Pays Gessien No1 19440922 40cm

Dans son édition du 22 septembre 1944, un mois après la libération du Pays de Gex, le « Petit Gessien », interdit de publications pour faits de collaboration, ressuscite sous un nouveau titre, le « Pays Gessien”, qui se félicite d’avoir obtenu l’autorisation provisoire de paraître. Affirmant “ne pas être l’organe d’un parti ou d’une faction”, il consacre la presque totalité de ses quatre pages à relater par le menu les événements qui ont conduit à la libération du Pays de Gex du joug allemand. En voici quelques extraits.


Le samedi 19 août, les 450 Allemands (malades, infirmiers et services du lazaret) étaient évacués dans la nuit des Grands Hôtels, occasionnant un va-et-vient incessant sur la route menant à Chavannes-de-Bogis. Les douaniers suisses assuraient le contrôle à la frontière, afin de détecter d’autres éléments de l’armée allemande, susceptibles de se glisser parmi les malades. Personnel de la Kommandantur de Gex et feldgendarmes furent refoulés.


A Nyon, les Suisses firent passer trois visites successives aux Allemands les vrais et grands malades restèrent en Suisse; les autres, valides, furent refoulés à la frontière allemande.


Dans l’après-midi du 19 août, les deux compagnies allemandes qui occupaient Collonges-Fort l’Ecluse, firent mouvement vers Gex, emmenant des jeunes gens de Farges. Ceux-ci avaient été conduits à Collonges, après avoir été relâchés à Gex et désarmés. Ils furent contraints de rétablir le passage sur le pont Carnot (que le maquis avait sauter dans la nuit du 17 au 18 août), à l’aide de poutres et de plateaux de bois.


Dans leur retraite, les Allemands incendient plusieurs villages, dont le hameau d’Asserans. Ils y torturent et fusillent le jeune Paul Mathieu, dont le corps est retrouvé dans le préau du Château. Son frère Maurice, attaché dans une grange, fut fusillé à son tour.


 

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