Divonne: le premier « mort pour la France »

Celet Charles-Louis

Charles-Louis Celet, premier « mort pour la France »

Le premier mort divonnais au front fut grièvement blessé de quatre balles le 11 septembre 1914, quelques jours après la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France (3 août). Il s’appelait Charles-Louis Celet (classe 1908), était sous-lieutenant au 23e d’Infanterie.

Dessinateur au PLM (Paris-Lyon-Méditerranée), né à Dortan (Ain), il était le fils d’un instituteur Louis-Joseph Celet, et de Marie-Louise Guillon, dont des descendants habitent encore à Divonne. Hospitalisé à Saint-Dié dans les Vosges, il décéda le 23 septembre des suites de ses blessures. Décoré de la Croix de guerre, il a fait l’objet de la citation suivante:  «Officier très brave et très dévoué, tombé glorieusement en faisant son devoir le 11 septembre 1914».

Soldat à la 9e section de COA, Jean-Léon Regard (classe 1901) était cultivateur à Divonne. Né à Vésenex le 3 février 1881, il est mort pour la France, à l’hôpital auxiliaire No 12 à Chinon (Indre-et-Loire). Il était né de l’union d’Auguste Regard et de Marie-Elise Lacroix, domiciliés à Vésenex. Le défunt était marié à Marie-Louise Lançon, employée aux Bains de Divonne et domiciliée à Plan.

Le 15 octobre 1916, décédait de ses blessures Auguste-Léon Hutin (classe 1907). Agé de 29 ans il était le fils d’un couple de cultivateurs de Vésenex, Jean-Louis-Eugène Hutin et de Joséphine Clément. Grièvement blessé ler 14 octobre 1916, à la bataille de la Somme ce soldat au 43e Bataillon de chasseurs alpins, décédait le lendemain à l’ambulance à Moreuil-L’Espinoy (Somme). Il fut décoré de la Croix de Guerre et cité à l’ordre de la Division le 20 octobre suivant: «Chasseur étonnant de clame et de sang-froid, s’est fait remarquer au cours du combat du 14 octobre, faisant l’admiration de ses camarades. Blessé mortellement à la fin de l’action.»

Gérard Dous

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